Le Crédit Mutuel se paye un gros groupe de presse

25 06 2008

Le Crédit Mutuel a pris vendredi 27 juin, une part majoritaire dans le groupe de presse Est-Bourgogne-Rhône-Alpes (Ebra), premier groupe de presse quotidienne régionale.

A travers ce groupe, la banque détiendra 8 quotidiens régionaux qui représentent 1,1 million de journaux vendus dans 23 départements de l’Est et du Sud-Est pour 3 à 4 millions de lecteurs.

Cers 8 titres sont : L’Est Républicain (Nancy), Les Dernières Nouvelles d’Alsace (Strasbourg), La Liberté de l’Est (Epinal), Le Journal de la Haute-Marne (Chaumont) à 50%, Le Progrès (Lyon), Le Dauphiné Libéré (Grenoble), Le Bien Public (Dijon) et Le Journal de Saône-et-Loire (Chalon sur Saône).

S’ajoutent à ce groupe le journal L’Alsace et Le Républicain Lorrain, dont le Crédit Mutuel possède déjà respectivement 80% et 100% du capital.





Enfin, une maison certifiée « basse consommation » en France

25 06 2008

Si la loi Grenelle 1 est voté, tous les logements neufs devront être être certifiés « basse consommation », avec un seuil maximal de 50 kilowatts / heures / mètre carré et par an à compter de la fin 2012. Certains particuliers n’ont pas attendu que nos politiques commencent enfin à intégrer la problématique énergétique dans l’habitat. De telles réalisations sont d’ores et déjà une réalité en Allemagne et en Suisse, notamment, mais également dans bien d’autres pays.

En France, aucune habitations n’étaient certifiées « basse consommation » jusqu’à présent. C’est désormais le cas avec la première maison certifié « Basse consommation » située dans le billage de Sand, près de Benfeld, en Alsace.

La première maison basse consommation en France

Cette maison ne devrait pas consommer plus de 38 kilowatts / heure / mètre carré / an (un unité de mesure bien compliquée il faut bien reconnaître).

Les performances thermiques de cette maison basse consommation permettent à ses futurs occupants d’estimer leur budget chauffage et eau chaude à 240 € par an, soit une moyenne de 20 € mensuels pour 158 m2 habitables dans une région ou les hivers sont pourtant rudes.

Côté émissions de CO2, la maison se classe dans la catégorie d’excellence sur l’étiquette énergie avec seulement 3 kg de CO2 par m2 et par an.





Humeur : le droit local s’applique aussi au Racing Club de Strasbourg

24 06 2008

L’Alsace revendique depuis des lustres son droit local, le Racing Club de Strasbourg n’échappe pas à la règle et, avec le temps, de nombreux cas ont fait jurisprudence octroyant par la même occasion des droits divins à des divas qui ne courent même plus.

Comme chacun le sait, le Racing c’est un club où tu n’as pas besoin de savoir jouer au football pour signer un contrat (jurisprudence Haykel Gmandia). On ne t’en voudra pas si tu ne joues pas bien puisque c’est le cas de tout le monde, sauf grossière erreur de recrutement ( jurisprudence Stéphane Cassard) mais ça n’arrive pas souvent, c’est qu’après autant d’années de galère le système commence à être bien rôdé. Mais attention si tu te mets à mouiller le maillot on risque de te montrer du doigt, et en représailles tu risques de te faire transférer illico presto à l’OM (jurisprudence Mamadou Niang). Faut surtout pas rigoler avec ça !
Heureusement tout est fait pour que cela n’arrive jamais : des entraîneurs qui s’en mettent plein les fouilles sur le dos des joueurs africains (jurisprudence Claude Leroy), des buteurs qui ne sont pas vraiment des buteurs (jurisprudence Per Pedersen, Cyril Chapuis, De Gea, Nemeth, Moukouri, Pierre Laurent, Kamanan, Paateleinen, Mbodji, Jacques Remy, Belloso, etc.), des droits illimités comme celui d’insulter les supporters « je m’en fous, moi je gagne 50 000 euros, et toi ? » (jurisprudence Johansen), « ! » (ceci est un majeur levé vers les cieux) (jurisprudence Mamadou Bagayoko), « bande de connards !» (jurisprudence Papa Abdessaki) », « rien à foutre des mecs qui vont se faire licencier à cause de la descente, écoute plutôt le bruit moteur de ma Audi R8 » (jurisprudence fils de l’autre d’avant), « fils de pute ! » (jurisprudence Grégory Paisley), « je vouloir jouait » (jurisprudence Abou).

En plus au Racing tu as des belles voitures toutes gratuites du sponsor et si tu les prêtes à des amis qui font des excès de vitesse, les amendes sont envoyées au club qui les règlent sans rien te reprocher (jurisprudence Habib Beye). Mais tu peux aussi très bien venir avec ta propre voiture et payer à chaque entraînement une amende conséquente (jurisprudence Christophe Kinet). C’est le prix à payer pour frimer devant tes collègues de boite de nuit, ton entraîneur et toutes les filles présentes à l’entraînement qui n’ont pas vu le sexe d’un homme depuis la dernière sortie de Pascal Nouma dans la boîte de nuit du Colysée (à moins qu’il y ait dans le tas la femme de Frank Leboeuf auquel cas il se peut que Sauzée s’en soit réoccupé).

Le suite dans l’excellent article intitulé « Rage Against The Racing » du Racing Stub dont ce passage est extrait





50 % de passagers en plus en 1 an pour le TGV Est.

8 06 2008

La nouvelle ligne TGV-Est, inaugurée il y a un an, a vu sa fréquentation bondir de 48,5 % par rapport à l’ancienne ligne Corail Paris-Strasbourg selonj la SNCF. Onze millions de passagers ont utilisé la ligne la plus rapide de France, qui relie désormais Paris à Strasbourg en 2 h 19, contre un peu plus de 4 h auparavant. « Notre objectif de 11,5 millions de passagers sera atteint l’année prochaine, avec un an d’avance », a annoncé la directrice de la branche longue distance de la SNCF.

Entre l’Alsace et Paris, la part de marché du train par rapport à l’avion est passée de 30 % à 70 %. Sur l’ensemble de la ligne, le taux d’occupation moyen est de 70 % contre 75 % sur les autres lignes TGV, ce qui atteste encore de marges de progressions possibles. Quant aux prix du billet, ils ont également cru de quelques 70% selon les syndicats, ce que la SNCF évite de rappeler.





Un nouveau stade de pointure européenne pour Strasbourg en 2013 ?

8 06 2008

Philippe Ginestet et les dirigeants du Racing Club de Strasbourg ont présenté au Parlement européen leur projet de nouveau stade, l’EuroStadium, qui pourra accueillir 42.710 spectateurs pour un coût global estimé à quelque 250 millions d’euros. Destiné à remplacer le stade de la Meinau, construit 1914 puis rénové à l’occasion de l’Euro-84, le nouveau complexe sportif devrait être livré à l’horizon 2013-2014, même si de doutes planent sur l’identité des investisseurs.

En effet ce stade ultra moderne à rencontré le soutien entier de la mairie de Strasbourg mais sera financé sur capitaux privés et on ne sait pas encore sur il y a du monde pour tenter l’aventure. Le site le plus favorable serait, selon les dirigeants strasbourgeois, dans le Sud de l’agglomération strasbourgeoise à proximité de l’aéroport de Strasbourg-Entzheim.

La nécessité d’un tel équipement est pourtant là à l’heure où des villes plus dynamiques comme Grenoble est en train de monter en puissance sur ces équipements. Strasbourg et sa Meinau vieillissante sont déjà passé à coté du mondial 98 et de la coupe du monde de rugby 2007. Si la capitale européenne venait à louper l’euro qui se déroulera vraisemblablement en France entre 2016 ou 2020. L’absence d’un stade de premier plan à Strasbourg marquerait une éclipse de plus de 40 ans. Pas très digne pour une ville européenne et qui se doit donc d’afficher une politique de prestige en termes d’équipements.

Le stade de la Meinau, chaleureux mais un peu old school

La meinau : chaleureuse mais old school

Le Conseil d’administration du RCS a mandaté le cabinet d’architecture lyonnais Jean Chabanne spécialisé dans les équipements sportifs et qui a notamment réalisé le futur stade de Troyes. Pour les détails, le stade se veut un espace de vie entouré de 80 000 m2 de surfaces marchandes. Outre les commerces, un centre de loisirs et de divertissements est inclus dans le projet. C’est «le concept Racing indoor avec des terrains de football en salle, badminton, squash, mais aussi des murs d’escalade, un centre aquatique, des parcours aventures, centre de fitness… ».

On peut faire confiance à Philippe Ginestet qui a fait fortune dans l’immobilier pour concevoir un projet ambitieux et potentiellement rentable. Espérons juste qu’il n’y a pas là-dessus qu’une simple volonté de percevoir un retour sur les investissements consentis dans l’entreprise Racing Club de Strasbourg.

La bonne vieille Meinau ne deviendra plus qu’une légende urbaine et nous passerons pour des anciens complètement séniles quand nous évoquerons le but de Keshi contre Rennes, de celui d’Yvon Pouliquen contre Metz en demi-finale ou bien du pétard qui a décapité Nelly Viennot. C’en est fini des sièges en plastique non recyclables aux couleurs douteuses et psychédéliques, c’en est fini des WC sans lunettes, des urinoirs sans chasse d’eau, des toilettes sans savon, des files d’attentes au guichet où prendre un billet prenait autant de temps que de réserver une Traban à l’époque de l’ex-RDA.
Dans l’Eurostadium, tout sera luxe, calme et volupté pour toujours plus de divas qui divaguent avec toujours plus de jurisprudences. Avant, trouver la boutique du Racing à la Meinau relevait un peu de la chasse au trésor, avec l’Eurostadium on ne ratera plus aucun magasin, soyez en certain. Le porte monnaie va être sollicité aussi souvent que le nom de Gilbert Gress peut resurgir après chaque match perdu du Racing. Un Eurostadium aussi plus sécuritaire pour éliminer le hooliganisme et surtout le grand hamster d’Alsace.
Bref, un nouveau défi à perdre pour le club, et beaucoup d’argent aussi, mais au Racing c’est un peu comme 11 défaites de suite : quand on aime, on ne compte pas.